Préface de Jacques
Domergue
Avant propos
Présentation
Introduction
Introduction
La France ne peut être la France sans la grandeur.
Charles de
GAULLE
Il est des
circonstances
et des
périodes de
la vie qui
engendrent
ou qui sont
les témoins
d’événements
majeurs.
S’ils sont
le plus
souvent
différents
en terme de
lieu, de
temps et de
nature, ils
ont
cependant
une
caractéristique
commune :
ils exercent
une action
directe sur
le
déroulement
des choses
de la vie.
Ces
événements
sont
toujours la
résultante
d’un
ensemble
d’actions
humaines,
dans des
domaines
différents
les uns par
rapport aux
autres tels
que
l’économie,
les
finances, le
social, la
culture,
l’environnement
et bien
d’autres
encore.
Depuis les
dernières
années du
XXe siècle,
l’humanité
est entrée
d’une
manière à la
fois
discrète et
irréversible,
dans un
nouvel âge
de son
histoire.
Telles des
albatros
blancs
volant
au-dessus
des plaines
et des
rivages, les
communications
parcourent
le ciel en
bouleversant
totalement
et de
manière
irréversible,
les
relations
entre les
hommes. Les
frontières
des nations
s’ouvrent,
les
relations se
multiplient,
les échanges
s’intensifient,
donnant
ainsi aux
hommes
l’illusion
de
l’arc-en-ciel
après
l’orage,
c’est-à dire
celle de
pouvoir
rapprocher
l’occident
de l’orient.
La fin de la
tradition
orale, de
l’Antiquité
et bien plus
tard du
Moyen Âge
ont
engendré, au
cours des
siècles qui
suivirent,
des
bouleversements
mondiaux
considérables.
Les
responsables
politiques
contemporains,
comme ceux
des
générations
futures,
doivent être
pleinement
convaincus
que des
phénomènes
de nature à
entraîner
des
transformations
profondes
dans la
marche de
l’humanité
ont, depuis
quelques
années,
commencé à
se produire
dans le
monde. C’est
une
condition
indispensable
s’ils
veulent
d’abord
précéder
puis,
ensuite,
accompagner
l’émergence
de ce monde
nouveau. À
son tour, il
sera
synonyme de
progrès, de
paix et de
richesse,
mais aussi
d’oppositions,
de conflits
et
d’inégalités,
car c’est
ainsi que
vivent les
hommes
depuis leur
premier
matin.
Lorsque
viendra
l’heure de
son
accomplissement,
les hommes
vérifieront
qu’il aura
été lui
aussi un
monde dual,
un monde où
l’expression
de la beauté
et du bien
aura sans
cesse côtoyé
celle de la
laideur et
du mal,
expression
endogène à
l’homme
puisque
contenue
dans la vie
de laquelle
il procède.
L’écriture
est belle
car elle
permet à
chacun
d’apporter
sa
contribution
à la
réflexion
commune qui
est
désormais
engagée.
Cette même
écriture
nous permet
aussi de
nous
interroger
sur ce que
seront
successivement
demain puis
après
demain.
C’est le
rôle qui
revient à
chacune et à
chacun
d’entre
nous. C’est
aussi ce qui
caractérise
toute la
beauté et
toute la
puissance de
la
réflexion.
L’écriture
est aussi
l’expression
de cette
étrange
pulsion
qu’est
l’amour et
qui trouve
son origine
dans les
premières
divisions
cellulaires.
Un nouvel
âge a
commencé à
s’écrire sur
le grand
livre de la
vie. Autant
et
probablement
davantage
encore que
les
précédents,
les
bouleversements
qu’il
engendrera
seront
violents,
profonds et
planétaires.
Cette
mutation ne
s’interrompra
pas,
puisqu’elle
est à la
fois toute
la beauté et
toute
l’expression
de la vie.
C’est sa
première et
véritable
grande
richesse.
C’en est
aussi toute
sa noblesse.
Pendant de
très
nombreux
siècles la
France a
été, avec
quelques
autres, une
nation dont
les idées
d’humanisme,
de tolérance
et de
générosité,
mais aussi
l’ambition
et la foi en
l’avenir ont
parcouru le
monde pour
le marquer
durablement
de son
empreinte. À
l’instar de
phares bâtis
sur les
rivages du
monde pour
guider les
pas de
l’humanité
tout
entière, les
idées de la
France ont
accompagné
bien des
hommes et
des nations.
Toutes ces
sources de
lumière ont
puisé la
beauté et la
grandeur de
leur
architecture,
la portée et
la puissance
de leurs
faisceaux
dans les
berceaux de
Sparte,
d’Athènes,
de Jérusalem
et de Rome.
Bien des
générations
avant nous
ont conçu,
édifié,
entretenu
patiemment
et
obstinément
celui de la
France. Mais
aujourd’hui,
bien trop
souvent, la
France me
paraît avoir
oublié le
privilège et
la noblesse
de ce destin
exceptionnel
qui a été le
sien pendant
plus de
mille ans.
La lumière
est à
l’image de
la vie :
celle d’hier
a été et
n’est plus ;
celle de
demain n’est
pas encore
et sera
peut-être.
La France
est-elle
consciente
que la
puissance de
cette
lumière est
à la fois
fragile et
éphémère ?
Au moment où
l’humanité
s’engage
dans une
nouvelle et
grande étape
de son
existence la
France a,
une nouvelle
fois,
rendez-vous
avec
l’Histoire.
Aura t elle
l’ambition
de ranimer
son faisceau
de lumière
qui a si
longtemps
balayé la
surface du
globe pour
exprimer à
nouveau le
destin et
l'ambition
d’un grand
peuple,
imprégné de
la beauté de
la mer
Méditerranée
et porté par
l’universalité
de la
culture
judéo-chrétienne
dont elle
procède? À
cette
importante
question
comme à
quelques
autres j’ai
essayé, bien
modestement,
d’apporter
quelques
éléments de
réponse,
conscient
que seule
l'ambition
retrouvée et
nourrie par
son destin
de grande
nation,
permettra à
la France
d’asseoir
significativement
et
durablement
son
rayonnement
international.
Seule
l’ambition
permettra à
la France de
relever
l’immense
défi
planétaire
qui
concernera
de très
nombreuses
générations
et qui,
soyons en
certains,
bouleversera
irrémédiablement
l’humanité
tout entière
et la
marquera
durablement
de son
empreinte.