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La Lettre n°1 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°33/2005 -

Une rentrée animée

  Cette année encore, l’actualité estivale a été soutenue. En Europe et dans le monde : attentats islamiques à Londres, difficiles négociations entre l’Europe (France, Allemagne et Royaume Uni) et l’Iran sur la délicat dossier nucléaire ; conflit Irakien ; désengagement d’Israël de la bande de Gaza ; famine au Niger ; avenir du programme spatial des États Unis. En France : dispositions du CNE (Contrat Nouvelle Embauche) ; scandale ou grave dysfonctionnement  à l’hôpital Saint Vincent de Paul de Paris ; sécheresse … C’est probablement la raison qui conduit un grand nombre de personnes à affirmer que l’été est une période de l’année où surviennent toujours des imprévus ! Mais ne serait ce pas la démonstration que le monde reste tout simplement vivant et en perpétuel mouvement ?

              A la rentrée prochaine, des dossiers importants reviendront sur le devant de la scène. Parmi eux, nous retrouverons en bonne place : la cession des concessions autoroutières françaises ; l’avenir du leader de l’armement THALES (ex-Thomson-CSF) ; la privatisation d’EDF. Par ailleurs et compte tenu de la faiblesse du taux de croissance du PIB qui ne s’est inscrite qu’à 0,1% au titre du deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, l’objectif initial d’une croissance proche de 2% en 2005 ne sera pas atteint. Sachant que le PIB du troisième trimestre sera très vraisemblablement « faible », ce n’est que le dernier trimestre qui fixera réellement une éventuelle reprise de l’activité économique. Au premier trimestre 2005, la croissance (révisée) du PIB s’est établie à 0,4%. Le prix du baril de pétrole (65 euros), augure mal d’une reprise vigoureuse au cours du second semestre de cette année.

              La consommation intérieure française supporte une part importante de la croissance du PIB. C’est certainement une des raisons pour lesquelles le gouvernement a décidé de repousser au 31 décembre prochain, le dispositif de donation qui avait été initié par Nicolas Sarkozy, lors de son passage à Bercy.

              La question budgétaire sera, cette année encore, au cœur de l’actualité politique. Ainsi, un faible taux de croissance ajouté à un pétrole à plus de 62 euros et à une augmentation du prix des matières premières, le gouvernement pourra pas ne pas geler ou, peut être même, annuler certaines dépenses budgétaires, s’il ne veut pas laisser filer le budget de l’état, avant d’entamer la discussion du budget 2006. Ce dernier sera, s’il en faut, un budget « politique », puisque ce sera le dernier budget qui sera voté et suivi par la majorité parlementaire de 2002 !

              Enfin, s’agissant de la Banque Centrale Européenne (BCE), il est à parier que Jean Claude Trichet et les gouverneurs centraux maintiendront le statut quo sur l’actuelle politique des taux, en raison de la faiblesse de la croissance de la zone euro.

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 13 août 2005.