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La Lettre n°110 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°11/2009 -

L'assurance vie : quelle attitude adopter ? 

 

              Bien que le début de l’éclatement de la crise financière soit intervenu au cours de l’été 2007, ce n’est qu’à partir de la rentrée dernière que ses effets réels se sont faits sentir au niveau des particuliers et donc de l’évolution de leurs différents placements, qu’il s’agisse de placements effectués sous fiscalité banque ou sous fiscalité assurance.

              Ainsi que nous l’avons écrit dans notre Lettre n° 107 datée du 21 février dernier à propos des rendements 2008 des placements en assurance vie, un nombre important de titulaires de contrats de capitalisation ont accusé une perte en capital, au cours de l’année écoulée. Cela ne concerne que les contrats libellés en UC au cours de cette même période, ceux qui étaient libellés en euros n’ayant subi aucune perte de capital.

              Aujourd’hui, la question récurrente est de savoir quelle attitude adopter en terme de structuration de l’épargne placée sur un contrat de capitalisation. C’est toujours très délicat de répondre à une telle question, car chaque client constitue une spécificité. De très nombreux paramètres interviennent dans la répartition d’un capital : l’âge du souscripteur, la durée prévisionnelle de placement, l’objectif(s) patrimonial(aux), le profil de l’investisseur… Toutefois et compte tenu du contexte de crise que nous traversons, quelques règles de « bon sens » paraissent pouvoir être utilement adoptées par la plupart des titulaires de contrats de capitalisation.

              Si le contrat a toujours été libellé en euros, le titulaire a enregistré chaque année un gain. Nous lui conseillons de ne rien changer à la répartition de son épargne et de la laisser cantonnée en euro.

              Si le contrat est actuellement libellé à la fois en euros et en actions et que la part en euros est inférieure à 80%, nous lui conseillons de procéder à un arbitrage afin que son épargne « sécurisée » le soit au moins à hauteur de 80%.

              Compte tenu de l’environnement économique et financier international qui prévaut aujourd’hui, il apparaît raisonnable de cantonner la plus grande part possible de ses avoirs en euro, au détriment des actions. Lorsque les marchés repartiront à la hausse, de nombreux signaux s’éclaireront et alors il sera  toujours temps pour les titulaires de plans de capitalisation de procéder à de nouveaux arbitrages, en accroissant la part en actions par rapport aux fonds en euro. Dans cette configuration, et pour celles et ceux qui en auront alors le profil, cantonner 30 à 40% de l’épargne totale en actions ne sera pas nécessairement synonyme de risque inconsidéré et devrait permettre, le cas échéant, de rattraper une partie des pertes qui ont été enregistrées sur les contrats libellés en actions depuis le courant de l’été 2007.

              En attendant des jours meilleurs, mieux vaut continuer à laisser le capital que l’on possède en assurance vie sur un fond en euro, en lieu et place d’un placement en actions.

 

 

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 14 mars 2009.