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La Lettre n°118 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaines n°21&22/2009 -

Quel avenir pour le G8 ?

 

              La grave crise économique et financière à laquelle le monde est durement confronté est née au cours de l’été 2007. Elle a eu pour origine la question des crédits immobiliers consentis par certains établissements financiers US à des particuliers disposant d’un faible pouvoir d’achat. Depuis lors, beaucoup de chemin a été parcouru et la situation économique internationale s’est fortement dégradée, entraînant des conséquences sociales importantes qui, aux dires des principaux responsables politiques et économiques mondiaux, connaîtront une forte amplification au moins jusqu’au printemps 2010, pour les plus optimistes d’entre eux. C’est la raison pour laquelle je pense que la prochaine réunion des représentants des principales puissances du monde au début du mois de juillet en Italie, sera peut être une des dernière à se tenir sous le format à 8 (7+Russie).

              L’émergence de la mondialisation est devenue aujourd’hui une réalité que personne ne peut plus nier. Cette situation est incontournable et elle se révèlera de plus en plus indispensable à la bonne marche du monde au cours des décennies à venir.

              La réunion au printemps dernier à Londres du G20 est la démonstration criante que la gestion des grands dossiers d’envergure planétaire, ne peuvent plus être traités par seulement quelques responsables, fussent ceux des principales puissances économiques. En outre, il faut se souvenir que lorsque le Président Valéry Giscard d’Estaing a lancé l’idée du G7, l’esprit qui prévalait alors était celui de rencontres se déroulant à intervalles réguliers sans intermédiaires, afin de pouvoir évoquer, au plus haut niveau, les sujets majeurs de l’époque. Il s’agissait alors davantage de discussions « au coin du feu » que de rencontres se déroulant dans un cadre très protocolaire.

              Quel sera demain le nombre de participants au successeur du G8, dans l’hypothèse probable où le tour de table serait appelé à évoluer ? Il paraîtrait assez logique d’inviter à ces rencontres internationales non seulement les représentants des principales puissances émergentes mais veiller aussi à la représentation effective des cinq continents. Ainsi, au groupe des 8 (7+Russie), pourraient se joindre le Brésil, l’Inde et le Mexique, ainsi que l’Afrique du Sud pour le continent noir et un pays du Moyen Orient (A).

              Gageons que la sagesse et la raisons l’emporteront dans une perspective de recherche d’efficacité pour la bonne gestion des affaires du monde sur des sujets majeurs auxquels nous sommes confrontés : environnement, sécurité, flux migratoires, pauvreté, santé, fait religieux et réveil des nationalismes, entre autres.

(A) : « France : une ambition pour un monde nouveau » aux éditions La Compagnie Littéraire Paris.

  

  

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 30 mai 2009.