La Lettre n°119 de Jean-Pierre
Monteil Finances et Gestion
- Semaines n°23&24/2009 -
L'assurance vie : un métier d'avenir (1)
S’il est un domaine d’activité qui est en pleine mutation et qui
continuera à évoluer pendant de très nombreuses années encore, c’est
bien celui de l’assurance vie.
Lorsqu’une personne décide de souscrire un contrat d’assurance vie, elle
le fait pour plusieurs raisons : transmission, épargne, fiscalité,
enrichissement, revenus complémentaires, retraite… Des six raisons
mentionnées, la dernière est incontestablement celle qui occupe
désormais une place prépondérante dans les motivations des
souscripteurs. En effet, depuis de très nombreuses années les jeunes
générations qui entrent sur le marché du travail le font de plus en plus
tard (20-25 ans) par rapport à leurs parents tout en sachant, en l’état
actuel de la législation, qu’ils ne bénéficieront d’une pension de
retraite qu’après 41 voire 43 années de cotisations et pas
nécessairement à taux plein ! Disposer d’un revenu complémentaire au
moment du départ en retraite est une réalité qui prévaut de plusieurs
années et qui ne pourra que s’amplifier, compte tenu de l’environnement
économique et social qui prévaudra au cours des prochaines décennies.
C’est une des raisons, parmi d’autres, qui a conduit les sociétés
d’assurance à proposer à leur clientèle des produits à la fois innovants
et performants : défiscalisation de intérêts acquis au terme d’une
période probatoire de huit années, possibilité de placer une fraction du
capital disponible sur différents supports (euros, actions françaises,
actions de la zone euro ou actions étrangères, obligations, SCI
immobilières, etc…), de manière à accroître le rendement du contrat et
ainsi disposer le plus tôt possible d’un capital convenablement valorisé
dans le temps lequel, lorsque sera venu le moment du départ en retraite,
sera alors utilement placé et sécurisé sur un support en euros, afin de
le préserver des aléas des marchés actions.
Cette approche nouvelle, que développent un nombre croissant de
souscripteurs, à modifié sensiblement la vision que les épargnants
avaient jusque là de la gestion et de l’utilisation des capitaux
accumulés au cours des années qui précédaient leur départ à la retraite
et qui correspond, la plupart du temps, à une baisse de pouvoir d’achat
du salarié. Il s’agit là d’un des principaux facteurs qui ont façonné
durablement la nouvelle expression de l’assurance vie et des différents
contrats qui sont désormais proposés aux futurs assurés.
De ce fait, les études en assurance ont évolué et s’adaptent années
après années, afin de pouvoir former les futurs acteurs commerciaux de
ce secteur majeur pour le fonctionnement économique de chaque pays. La
formation des étudiants en assurance (BTS, licence et diplômes
professionnels) évoluent continuellement et s’articulent autour de deux
grands axes : l’assurance de personnes et l’assurance dommages. Une
spécialisation à exercer exclusivement son activité professionnelle dans
un ou l’autre de ces deux domaines me paraît inévitable. Demain, plus
encore qu’aujourd’hui et bien davantage qu’hier, les futurs acteurs de
l’assurance ne pourront pas, en raison de la complexification de
l’environnement professionnel et des exigences qu’il engendrera,
intervenir au sein d’une entreprise qui emploie jusqu’à plusieurs
centaines d’employés comme auprès d’un particulier, dans le domaine de
l’assurance dommage comme dans celui de l’assurance de personnes. Cela
constituera un des changements marquants de l’assurance vie et de sa
perception globale par les différents acteurs du marché.
Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.
Achevée le 13 juin 2009.