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La Lettre n°120 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaines n°25&26/2009 -

L'assurance vie : un métier d'avenir (2)

 

              La profonde mutation qu’est entrain de vivre l’assurance vie dans sa globalité ne pourra réellement prendre forme et se pérenniser qu’avec une adaptation de l’ensemble des personnes qui la composent et surtout ses futurs acteurs : les étudiants inscrits dans ses différentes filières de formation.

              Chargé d’enseignement des Techniques de Communication auprès d’étudiants inscrits en 1ère et 2ème année du BTS assurances je mesure, s’il en était, toute l’importance qui est donnée désormais à cet aspect de leur futur métier. Le référentiel de l’éducation nationale constitue à lui seul un puissant révélateur de l’évolution profonde qui affecte et qui caractérise le monde de l’assurance depuis une quinzaine d’années environ. Plusieurs raisons y concourent :

a). la proximité avec les marchés financiers, s’agissant du poids que représentent les capitaux gérés par l’ensemble des sociétés d’assurance et de leur revalorisation ;

b). la « finesse » des différents contrats qui sont proposés aux souscripteurs est telle que ceux qui sont depuis quelques années sur le marché, sont sans cesse perfectionnés et « adaptés » afin de pouvoir répondre aux exigences d’une gestion qui n’a plus rien de comparable à celle qui prévalait il y a moins de deux décennies ;

c). la perception que les souscripteurs ont du ou des contrats d’assurance vie qu’il(s) possède(nt) a totalement changée. Aujourd’hui, une personne ne souscrit pas nécessairement un contrat dans une perspective de long terme, jusqu’à son décès comme c’était toujours le cas hier. Désormais, il n’est pas rare qu’une personne possède plusieurs contrats de capitalisation libellés en unités de compte et les utilisent en lieu et place d’un PEA (Plan Epargne Action). Ici, on cherche à allier sécurité et valorisation du capital détenu, en immobilisant un certain pourcentage de ce dernier sur différents véhicules financiers (actions françaises, européennes, internationales, sociétés immobilières, devises,…).

              Cette évolution inéluctable n’en est qu’à ses débuts. Elle se prolongera au cours des années à venir. La mondialisation et l’ouverture des frontières qui en découlent constituent deux puissants stimulants sur la manière dont sont gérés et sont employés les fonds placés sous la fiscalité de l’assurance vie, dans notre pays comme ailleurs. Si l’on ajoute à cela la grave crise économique et financière qui affecte depuis l’été 2007 l’ensemble des économies du monde et le creusement des déficits publics qui en découle, on mesure toute l’importance des sociétés d’assurance et du rôle qu’elles continueront à exercer en terme de collecte et de réemploi de l’épargne qu’elles gèrent (1 208,10 milliards d’euros au 31 décembre 2008. Source : rapport annuel de la FFSA).

              Il ne s’agit là que d’un des aspects les plus significatifs qui, depuis plusieurs années, contribue à changer non seulement la perception que nous avons tous de l’assurance vie, mais c’est avant tout une réalité bien concrète de ce qu’est l’assurance vie en ce début de 3ème millénaire.

              Cette situation constitue une raison supplémentaire pour continuer à bien préparer les futurs acteurs du monde de l’assurance qui, de toute évidence, travailleront dans un environnement professionnel en constante évolution en proie avec une clientèle qui recherchera des réponses de plus en plus précises à ses attentes et pas seulement en terme de couverture des risques liés à la personne elle-même.

  

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 27 juin 2009.