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La Lettre n°121 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaines n°27, 28&29/2009 -

Quel budget pour 2010 ?

 

              La période estivale est généralement propice aux réflexions en tous genres sur des sujets qui font traditionnellement la Une de l’actualité politique, lorsque sonne l’heure de la rentrée. Parmi elles, on trouve en bonne place la question relative à la préparation du budget de l’Etat pour 2010. Il faut donc s’attendre, surtout en période de grave crise économique, financière et sociale à ce que les prétendus spécialistes des questions budgétaires se pressent dans les différents médias (presse écrite, radio et télévision) pour annoncer qu’ils possèdent la recette miracle !

              La crise des crédits immobiliers qui s’est manifestée à la fin du mois de juillet 2007 n’a eu aucun impact sur l’exercice 2008 du budget de l’Etat. En revanche, la crise de l’automne 2008 a entraîné des effets significatifs sur les finances publiques au titre de l’année 2009. Qu’en sera t’il pour le budget 2010, actuellement en préparation par Bercy et qui viendra en discussion au Parlement à l’automne prochain ? Hormis les services compétents de l’Etat qui disposent de précieuses indications, nul ne le sait mais tous ceux qui s’y intéressent savent que le bouclage du budget 2010 sera un exercice particulièrement difficile à réaliser par le gouvernement et par le Parlement. 

              Nul ne sait quelle sera l’ampleur du déficit de l’Etat pour l’année 2008, mais il est acquis dès à présent qu’il dépassera très largement les 32,80 milliards d’euros de l’année précédente, sous les effets conjugués de la diminution des recettes fiscales (particuliers et entreprises) et de l’accroissement des aides gouvernementales à la relance économique. Pour la France comme pour ses autres partenaires de l’Euroland, l’objectif d’un déficit de 3% est devenu totalement hors de portée avant plusieurs années.

              Aborder la question récurrente de la réforme de la fiscalité dans notre pays risque de demeurer pour plusieurs années encore une Arlésienne, tant il n’est jamais simple pour un pouvoir, quel qu’il soit, de procéder à des réformes fiscales, surtout en période de crise et à neuf mois d’un scrutin régional qui se déroulera deux ans avant les élections présidentielles de 2012, au tant dire un an plus tard, puisque les programmes seront prêts dans le courant de l’automne 2011.

              Gageons toutefois que cette indispensable question de la réforme de l’ensemble de la fiscalité locale et nationale sera abordée un jour que nous devons souhaiter le plus proche possible.

  

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 11 juillet 2009.