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La Lettre n°130 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°39 2009 -

Sortie de crise : prospective

 

              Pas une journée ne se passe sans que la presse économique et financière ne pose une question récurrente : sortie de crise ou non et pourquoi ?

              En effet, lorsque l’économie mondiale est concernée par une crise aussi grave et aussi profonde que celle à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui, il est légitime que les structures de recherche et les organes d’Etat s’interrogent sur sa portée et sa durée probable, autant que faire se peut. Depuis plusieurs semaines, deux écoles de pensée s’affrontent : pour les uns nous sommes en sortie de sortie alors que pour d’autres nous ne le sommes pas encore.

              Pour les premiers, le schéma de la crise mondiale est comparable à un V : après la baisse, s’ensuit la hausse, synonyme d’une reprise durable. Dans cette perspective, l’économie serait actuellement en phase de reprise, après avoir atteint son point bas au cours la seconde moitié du 1er semestre de cette année. Pour les seconds, le schéma est comparable à un W : nous serions dans une phase de reprise de l’activité économique. Toutefois, compte tenu à la fois de l’ampleur de la crise et de ses différents aspects, ils n’écartent pas que l’économie s’inscrive à nouveau dans un second cycle de baisse qui contribuerait alors à une aggravation de la situation macro économique.

              Il est encore trop tôt pour être pleinement affirmatif sur le fait de savoir si la crise de l’automne 2008 est de type V ou W. Nous pensons que la façon dont se déroulera le second semestre permettra d’interpréter avec plus de justesse l’état de l’économie mondiale et donc mieux comprendre si nous sommes en situation de sortie ou non et le 1er trimestre 2010 livrera une analyse plus fine de la situation.

              Le paradoxe de cette situation est que parce que nous sommes désormais dans une situation de mondialisation croissante, les interférences des différents appareils économiques produisent des effets très différents les uns des autres, sur le reste du monde. En effet, lorsqu’une nation comme la Chine ou l’Inde affiche un taux de croissance de 5%, les effets induits sur le reste de l’économie mondiale sont sans comparaison avec ceux générés par l’économie d’un pays plus modeste en terme de population. Une telle croissance est aujourd’hui totalement hors de portée pour les autres pays membres du G7 !

              Compte tenu que la crise financière paraît être surmontée en ce début d’automne 2009, c’est à dire un an après le début de la débâcle financière internationale, nous pensons qu’il est raisonnable de considérer que nous sommes dans une phase de sortie de crise et c’est la raison pour laquelle nous privilégions le modèle de type V plutôt que celui de type W.

 

 

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 26 septembre 2009.