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La Lettre n°137 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°15 2010 -

La crise financière: état des lieux

              Il y a près de quinze mois, le monde était confronté à une des plus graves crises financières de son histoire récente, entrainant avec elle des conséquences économiques et financières considérables qui ont concerné l’ensemble des économies du monde.

              Les premiers signes annonciateurs de la crise sont apparus un an auparavant, au cours du second semestre de l’année 2007, avec des tensions significatives sur différents secteurs d’activité, l’Euroland. Depuis lors, les pays émergents ne présentent pas réellement de signes de faiblesse, la Chine affichant pour l’année 2009, un taux de croissance de plus de 8%, avec toutefois une prévision de croissance un peu moindre au titre de l’année en cours… dont certains pays se satisferaient largement, même de la moitié, voire du tiers !

              Aujourd’hui, la plupart des observateurs avisés et sérieux sont unanimes à considérer que « la tempête » s’est éloignée et que nous avons à faire face désormais à ses conséquences. Hormis l’épisode Grec des mois de janvier et de février, les premiers résultats d’entreprises qui commencent à être publiés sont plutôt encourageants, à l’instar de ceux d’Alcoa et d’Intel aux Etats Unis et de Carrefour et de LVMH en France. Sauf incident macro-économique majeur au plan international, l’année 2010 devrait être bien meilleure que l’année précédente en termes de croissance. Dans cette perspective, la France et l’Allemagne devraient afficher un taux annuel d’environ +1,5%. Dans cette hypothèse, la reprise tant attendu par les différents exécutifs à travers une partie significative de la planète devrait réellement voir le jour en 2011.

              S’agissant des banques, si un travail significatif a été accompli dans le domaine financier, beaucoup reste encore à faire. Pour s’en convaincre, il n’est que de voir la réaction de la SEC, l’équivalent de l’Autorité des Marchés Financiers outre-Atlantique, à propos de la banque Goldmann Sachs quelques jours avant le début de la grave crise financière du mois de septembre 2008. Enfin, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, le Président américain Barak Obama a rappelé que la réforme de la régulation financière demeurait pour lui la priorité numéro une, après l’adoption récente par le sénat américain, de la loi sur le système de protection sociale.

              Nous considérons que les responsables politiques doivent demeurer plus que jamais vigilants sur l’importante question de la réforme des institutions financières nationales et internationales, en tout premier lieu le fonctionnement des banques et principalement leur responsabilité dans le déclenchement des crises financières.

              C’est à ce prix que l’on mesurera véritablement le degré d’autorité dont jouissent réellement les exécutifs nationaux et, par voie de conséquence, les différentes institutions financières internationales.

 

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 17 avril 2010.