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La Lettre n°142 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°36/ 2011 -

Une crise financière majeure (II)

        Le déclenchement de la crise d’abord financière puis ensuite économique qui s’est produite dans le domaine immobilier aux Etats Unis au cours de l’été 2007, est la plus grave et la plus profonde qu’ait connu le monde depuis l’automne de 1929. Aux Etats-Unis, des personnes qui avaient réalisé une acquisition immobilière en contractant un emprunt auprès d’un organisme de crédit, ont alors été dans l’impossibilité d’honorer le remboursement de leur prêt. Cette situation a entrainé de graves conséquences, la première d’entre elles étant la mise en vente du bien immobilier objet du financement.

        Cette situation, bien que douloureuse pour celles et ceux qui y sont confrontés, n’entraine aucune conséquence en terme macro-économique quand elle ne concerne qu’un nombre restreint de personnes. En revanche, la situation est d’une toute autre ampleur quand elle concerne des millions de foyers dans un espace-temps très restreint, en l’occurrence quelques mois seulement.

        On comprend dans ces conditions que lorsqu’un nombre important de biens immobiliers se retrouvent au même moment sur le marché, cela entraine immédiatement deux conséquences : la baisse du prix de vente du bien immobilier et le rallongement de la période pendant laquelle il reste à la vente. Une troisième condition s’impose alors très rapidement : l’aggravation de la situation financière du foyer qui se retrouve dans l’impossibilité de pouvoir rembourser l’emprunt à sa banque, laquelle est alors conduite à demander la saisie du bien immobilier ! C’est alors le serpent qui se mord la queue.

        C’est très exactement ce qui s’est produit aux Etats-Unis au cours de l’été 2007 et que l’on a appelé la crise des « Subprime ». Au cours des années précédentes, les organismes de crédit ont consenti des prêts immobiliers à taux variable à des personnes dont ils connaissaient la faiblesse de la situation financière, en raison de la précarité de leurs conditions de vie professionnelle et sociale. Les organismes de financement comptaient sur la revalorisation sensible du bien immobilier de leur client au cours de la période d’amortissement.

        Pour couronner le tout, les emprunts émis par le premier organisme de crédit ont été titrisés auprès d’autres organismes. Ainsi, quand l’emprunteur n’a plus été en capacité d’honorer le remboursement de son prêt, le titre de créance a perdu toute sa valeur. Les banques ont alors provisionné leurs comptes, contribuant à l’émergence de la crise la plus importante qu’ait connu le monde depuis octobre 1929.

 

 

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 08 septembre 2011.