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La Lettre n°28 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°36/2006 -

Une rentrée placée sous le signe de la croissance

              A l’occasion de la reprise de la publication des Lettres, il nous est tout particulièrement agréable de nous adresser aux personnes de plus en plus nombreuses à se rendre sur notre site. Au terme de cette année de fonctionnement, les informations dont nous disposons nous permettent d’avoir à présent une idée relativement précise de nos différents internautes.  Son profil médian est celui d’une femme jeune, étudiante ou en activité. Qu’elle soit tout particulièrement remerciée de sa fidélité à nos différentes chroniques ! 

              La rentrée de septembre caractérise toujours un changement de rythme. Ce phénomène s’observe aussi bien dans la sphère privée que publique. Avec le début de l’année civile, c’est l’autre période où l’on prend assez souvent des décisions, expression probable de la période estivale, au cours de laquelle les corps et les esprits prennent un certain recul par rapport aux « choses de la vie » : vie de famille, activité professionnelle, activité politique et économique, déplacements et mutations… Attachons-nous à observer l’environnement économique qui prédomine à l’occasion de cette rentrée 2006.  

              Alors que les Salons du Prêt-à-porter et Lingerie ouvrent leurs portes, les intervenants déclarent ne pas observer de reprise dans les ventes, en dépit des achats sur Internet qui continuent à bien se comporter. Aujourd’hui, près de 6% des achats de textile s’effectuent par le biais d’Internet et ils représentent 2% du chiffre d’affaires.  

              Le chômage a continué sa décrue au mois de juillet (8,9%) contre (9%) le mois précédent. Il est aujourd’hui à son niveau du mois de mars 2002. C’est une décrue encourageante qui devrait se poursuivre, sous l’effet conjugué de la bonne tenue de l’activité économique de la France et de celle de ses principaux partenaires et des départs à la retraite des générations nées à partir de 1943. Le nombre des demandeurs d’emploi s’établit à 2 1528 900 pour le mois de juillet. C’est un phénomène qui n’est pas que seulement conjoncturel. Le développement des services à la personne, les incitations à embaucher des personnes de plus de 50 ans et les jeunes sans qualification, sont des axes qui devraient accompagner la décrue entamée du chômage. 

              L’activité aux Etats Unis est aujourd’hui entrée dans une phase de ralentissement. En terme de rythme annuel, la croissance se situe à 2,9¨% en rythme annualisé sur la base des résultats du 2ème trimestre. La politique qui est actuellement suivie par la Réserve Fédérale (FED) devrait être confirmée au cours de sa prochaine réunion qui doit avoir lieu le mercredi 20 septembre prochain. Les analystes et les observateurs anticipent un statut quo sur le taux d’intervention de la banque centrale US à 5,25%. Au terme d’un étude publiée par la FED, chaque fois que la courbe des taux s’est inversée, six fois depuis 1968, il s’en est suivie une récession ! Sommes-nous à la veille d’une septième ? Les fondamentaux actuels de la première économie du monde demeurent encore en mesure de maintenir un bon niveau de son activité. 

              Le prix du pétrole se situe actuellement à moins de 67 dollars le baril sur le marché US, alors qu’il avait atteint un plus haut à près de 74 dollars, entre la mi-juillet et le début du mois d’août dernier. Si cette tendance que l’on observe devait se maintenir, elle viendrait s’ajouter aux différentes mesures qui soutiennent l’activité en France. Dans le même temps, une baisse du prix du pétrole conduirait à une augmentation des importations de produits raffinés. 

              La stagnation des prix de l’immobilier que l’on observe aux Etats Unis depuis quelques mois, nous paraissent plus inquiétants pour le moyen long terme, car ils participeront au ralentissement que l’on observe de l’activité américaine, même si cette dernière reste encore soutenue même s’il faut rester vigilant sur des phénomènes conjoncturels. Il paraît inévitable que la baisse des prix de l’immobilier contribuera à une baisse des marchés boursiers, dont ceux de la zone euro. La stagnation puis la baisse confirmée des prix de l’immobilier provoquent un effet richesse à l’envers, à cause de la disparition des plus-values réalisées ou potentielles. Le phénomène de baisse des prix de l’immobilier n’a pas encore atteint en France la même acuité qu’aux Etats Unis. Toutefois, on observe un ralentissement dans les ventes de produits supérieurs à 450 000 euros et la négociation est devenue aujourd’hui plus courante, notamment sur le segment des maisons individuelles.

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 09 septembre 2006.