Cabinet en gestion de patrimoine

Accueil Ouvrages Le cabinet JPMFG Contactez-nous Sites recommandés

La Lettre n°31 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°39/2006 -

L'assurance vie (2)

Présentation
Incontournable
Quel avenir (1/2)
Quel avenir (2/2)
Baisse dans la collecte des contrats d'assurance vie

              Dans notre précédente Lettre, nous avons précisé qu’un contrat d’assurance vie devait « vivre ». Cela signifie qu’il ne doit pas seulement être destiné à recevoir un versement de temps à autre. Bien des détenteurs de contrats n’effectuent qu’un seul versement sur toute la durée de vie de leur contrat de capitalisation, c’est à dire au moment de la souscription. Cette démarche, si elle est autorisée par la législation en vigueur, peut cependant conduire l’Etat à considérer qu’il s’agit là de l’expression d’une volonté de soustraire de la masse successorale une partie des avoirs du défunt.  

              La situation peut s’avérer « délicate » si le capital disponible se révle important au vue de l’actif successoral et si l’assuré(e) n’a effectué qu’un seul versement depuis l’origine du contrat. Par ailleurs, lâge de l’assuré(e) est un élément qui peut devenir un facteur aggravant. En effet, souscrire un plan de capitalisation peu de temps avant la date anniversaire de ses 70 ans pour y affecter un pourcentage significatif de l’ensemble de son actif patrimonial, est différent d’un contrat ouvert au même âge, avec un capital plus faible que le précédent ! Il convient de rappeler que si la législation autorise le versement des sommes que l’on souhaite sur un contrat de capitalisation, l’assuré(e) n’est pas pour autant libre d’y affecter une part significative de sa surface patrimoniale. C’est précisément à ce stade que l’Etat est amené à intervenir assez régulièrement, en procédant à la requalification des dits capitaux. Le code des impôts comme le code des assurances le rappellent expressément. C’est aussi une des raisons pour lesquelles l’assuré(e) doit préciser l’origine des fonds, au moment de l’ouverture du contrat d’assurance.  

              Cette précaution étant prise, un placement en assurance vie doit être considéré comme une formule active. Elle est d’autant plus justifiée que l’assuré(e) est jeune. Un tel produit financier peut se révéler d’autant plus redoutable sur une période de moyen-long terme, qu’il est libellé en euros et en UC (unités de compte), ces dernières suivant assez fidèlement les évolutions des marchés actions et obligataires. En outre, la décomposition des différentes UC en termes géographique et sectoriel autorise des panachages variés de l’actif du contrat. Cependant, en cas de retournement des marchés, le plus souvent brutalement, les conséquences en terme de moins values sont importantes du fait du manque de réactivité d’un produit d’assurance vie. Il faut pour cela que les assuré(s) soient particulièrement vigilants face à l’évolution des marchés financiers, ce qui n’est que très rarement le cas. Cette absence de réactivité est atténuée lorsque la gestion du placement est effectuée par l’assuré(e) lui(elle)-même ou, le plus souvent, par un CGPI (Conseil en Gestion de Patrimoine Indépendant). Si les représentants des sociétés d’assurance en ont le plus souvent toutes les aptitudes professionnelles requises ils ne sont pas encore en capacité d’offrir la réactivité nécessaire à l’immense majorité de leur clientèle, à l’exception cependant d’un segment étroit de cette dernière, composée de patrimoines significatifs en terme de valeur. 

              L’avenir de l’assurance vie est considérable dans le sens où il va continuer à se développer, à la fois pour constituer des revenus complémentaires au moment du départ à la retraite, parfois même avant, et pour valoriser une part plus ou moins importante des capitaux au contrat, en s’attachant à récupérer une partie des performances des marchés boursiers, en restant vigilant sur les évolutions à la hausse comme à la baisse des différents marchés. 

              C’est la raison pour laquelle tous les détenteurs de contrats de capitalisation doivent être intimement persuadés qu’en libellant une part, même infime, de leur contrat en UC, ils acceptent de la perdre en totalité en cas de retournement brutal et sévère des marchés, en cas de non réaction de leur part ou de celle de leur conseiller, l’absence de réactivité venant amplifier gravement cette situation. C’est une raison supplémentaire qui nous conduit à tenir régulièrement informée notre clientèle de ces mêmes risques, risques qui ne peuvent pas être pris par tous les détenteurs(trices) de contrats d’assurance vie. Un contrat de capitalisation n’est pas un PEL (Plan Epargne Logement). Trop d’assurés finissent par l’oublier, principalement en période de croissance des marchés financiers. 

              C’est dans cette perspective patrimoniale que s’inscrit le cabinet JPMFG (Jean-Pierre Monteil Finance & Gestion).

 

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 30 septembre 2006.