La Lettre n°37 de Jean-Pierre
Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°46/2006 -
Faut-il être inquiet ou optimiste à propos de la croissance Française ?
Alors que le PIB de
La photographie à un instant
(t) de l’économie de
la 6ème puissance
mondiale en terme de PIB
(année 2005), ne constitue
pas à elle seule une vérité
qui pourrait conduire les
sirènes du pessimisme à
effectuer des projections
sur les prochains mois. Dans
ce domaine, comme dans bien
d’autres, il faut toujours
savoir raison garder. Cette
précaution prise, les
observateurs que nous sommes
sont autorisés à exprimer
une certaine inquiétude, sur
les capacités de création de
richesses de l’économie
française au cours des
prochains mois.
L’absence de création de
richesse pour l’économie
française au cours du
trimestre écoulé, traduit un
certain degré de fragilité.
De son côté, l’Allemagne a
enregistré une croissance de
+ 0,6%. Par ailleurs,
le baromètre de l’institut
de conjoncture IFO a
augmenté de 1,5 point au
mois de novembre. L’indice
IFO est un très bon
indicateur du climat des
affaires en Allemagne,
puisqu’il est le résultat
d’une enquête effectuée
auprès de 7 000 dirigeants.
En s’établissant à 106,8
contre 105,3 au mois
d’octobre, l’indice est au
plus haut depuis quinze
ans ! C’est d’autant plus
une surprise que les
économistes Outre Rhin
prévoyaient un repli de ce
même indice !
La consommation privée a
augmenté de 0,7% au titre de
ce même 3ème
trimestre 2006. Une part,
sans doute significative,
des achats qui ont été
effectués par les
consommateurs allemands au
cours de cette période, sont
une anticipation au
renchérissement des
produits, qui interviendra à
compter du 1er
Janvier 2007. Le taux de TVA
s’accroîtra alors de 3
points, pour atteindre 19%.
Les effets sur la
consommation des ménages ne
seront pas neutres.
Cependant, toujours dans la
perspective de cette
augmentation du taux de TVA
Outre Rhin, l’activité
économique risque d’être
élevée au cours du dernier
trimestre de l’année. Si
l’on ajoute à cela le
dynamisme des échanges
commerciaux, le PIB 2006
risque d’atteindre le
chiffre de 2,5%.
L’Allemagne étant le premier
partenaire commercial de
La proximité de ces mêmes
échéances avec la période
estivale, pourrait
constituer un facteur de
risques supplémentaires, qui
pourrait être de nature à
contribuer à un
ralentissement de l’activité
économique de
Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.
Achevée le 23 novembre 2006.