La Lettre n°4 de Jean-Pierre
Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°36/2005 -
Si l’on parlait de patrimoine… suite (2/3)
La réflexion que nous allons conduire cette semaine, s’adresse en particulier aux étudiants des filières assurance, finance et immobilier, ainsi qu’aux personnes désireuses de suivre leur patrimoine, à défaut de pouvoir le structurer et le gérer elles-mêmes.
Au cours de la précédente Lettre, nous avons précisé que les deux grandes composantes d’un patrimoine étaient les valeurs mobilières et immobilières.
a. Les valeurs mobiliaires
Elles sont constituées essentiellement par :
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Les bijoux, pierreries, or et métaux précieux. Dans cette dernière catégorie, se trouvent aussi les objets d’antiquité (c’est à dire ceux ayant plus de cent ans d’âge). Notons que ce n’est pas seulement leur ancienneté qui dicte leur prix, mais le matériau, le travail de confection et bien d’autres critères … ;
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Les titres cotés en bourse : actions, BSA, trackers, warrants, obligations, SICAV et FCP…
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Les titres non cotés : parts de sociétés de faisant pas appel à l’épargne publique, parts de SCPI(Société Civile de Placement Immobilier) …
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Les comptes bancaires (rémunérés et non rémunérés) et l’ensemble des comptes sur livret, défiscalisés ou non ;
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Les fonds de commerce ;
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Les contrats d’assurance-vie (hors temporaires) ;
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Les bons de capitalisation ;
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Les meubles meublants. Il s’agit des meubles destinés à l’usage et à l’ornement des logements (tapisseries, lits, sièges, tables, pendules, appareils ménagers et audiovisuels, ainsi que la vaisselle et l’argenterie…).
b. Les valeurs immobiliaires
Elles comportent :
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Les terrains et immeubles bâtis ;
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Les terrains à bâtir ;
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Les terres exploitables : elles représentent souvent une valeur significative d’une exploitation agricole.
Rappelons les deux aspects fondamentaux qui s’inscrivent dans une dynamique de gestion : quel objectif pour quelle composante patrimoniale. Cela signifie que pour chaque patrimoine doit correspondre à un objectif déterminé. Il arrive que des patrimoines n’aient qu’une seul objectif (ex : absence d’héritiers désignés), mais la plupart du temps, plusieurs objectifs patrimoniaux sont clairement exprimés par leurs titulaires (gestion de l’épargne accumulée, revenus complémentaires immédiats ou différés, défiscalisation, transmission, …). L’expérience professionnelle nous conduit à observer plus souvent qu’on ne l’imagine, une totale absence d’objectif patrimonial. Cette situation conduit très souvent à de graves dysfonctionnements patrimoniaux qui, très souvent, produisent des effets irréversibles. L’acuité de ces situations s’observe lorsque les valeurs mobilières ou immobilières sont dans des cycles baissiers, à l’instar de la crise immobilière du début des années 90 et de celle des valeurs mobilières des années 2000-2003. De la même manière, une situation patrimoniale peut révéler des dysfonctionnements tout aussi regrettables en période haussière. Des fonds laissés sur des comptes bancaire non rémunérés, à une période où le marché des valeurs mobilières est en croissance !
Un patrimoine est comparable à un champs planté d’arbres fruitiers : si le propriétaire ne s’en occupe plus et l’abandonne, un jour viendra où sa plantation n’aura plus de valeur. C’est un principe simple mais trop de fois vérifié.
Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.
Achevée le 3 septembre 2005.