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La Lettre n°43 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°01/2007 -

Quelle croissance pour la France en 2007 ?

              Une fois encore, c’est un comparatif en terme de performances économiques entre l’Allemagne et la France, qui confirme ce que nous avons écrit dans une de notre précédente Lettre (n°41), à propos de la santé des deux premières économies de la zone de l’Euro land.

              Alors que les responsables allemands annoncent une croissance de leur PIB de 2,5% au titre de l’année 2006, le ministre français du Budget Jean-François Copé évoque ce jeudi matin « une fourchette de production entre 2 et 2,5% de croissance ». Hier, le ministre de l’Economie et des Finances Thierry Breton, avait annoncé que la croissance française serait « comprise entre 0,6 et 0,8% » au quatrième trimestre 2006, soit moins que prévu par l’INSEE.  

              Au cours des prochains mois, nous observerons des différentiels économiques et financiers significatif entre la France et son premier partenaire commercial. La période de consultations électorales, qui caractérisera le paysage politique français pendant le premier semestre se révèlera être, pour le moins, un certain handicap à un fonctionnement serein de notre outil économique. Si l’on ajoute à cela la période estivale, qui suivra les élections présidentielles et législatives, c’est le second semestre qui exprimera l’éventuelle dynamique provoquée par le nouveau tandem exécutif législatif. Même si les capacités d’intervention directes du politique sur l’économique sont aujourd’hui marginales, pour autant, elles ne sont pas neutres en terme de mobilisation et de comportement de l’ensemble des acteurs économiques. Tous les étudiants en sciences économiques apprennent que l’activité économique d’un pays a besoin de beaucoup de lisibilité pour son fonctionnement harmonieux, c’est à dire d’un horizon dégagé. Ce sera le cas après les élections présidentielles et législatives du printemps prochain. A moins que les élections municipales et cantonales initialement fixées ce printemps, ne se déroulent à l’automne prochain, plutôt qu’au printemps 2008, comme annoncé il y a quelques mois !

              Cet environnement politique ne sera donc pas neutre sur l’activité économique de la France, au titre des douze prochains mois. Pendant ce temps, le monde nouveau qui est entrain de naître sous nos yeux continuera à s’affirmer, chaque jour davantage, ce que bien des responsables oublient trop souvent. Pendant ce temps aussi, certains pays continueront à avoir un taux de croissance à deux chiffres… à l’instar de la Chine et de son insolente activité économique ! 

              Il faut remonter à l’année 2000, pour observer une croissance de l’économie allemande supérieure à celle de 2006. Après être ressortie à 0,9% au titre de l’année 2005, c’est à 3,2% qu’elle s’était inscrite en 2000. Le Ministre allemand des Finances Peer Steinbrückance, à bien des raisons d’être légitimement satisfait du tableau de marche de l’économie de son pays :

              Je pense que le fait l’Allemagne assure la présidence tournante du Conseil de l’Union Européenne depuis le 1er Janvier dernier, constitue un élément de dynamisme supplémentaire pour l’Union elle-même et pour l’Allemagne en particulier. La France assurera la présidence du Conseil au cours du second semestre 2008.


Source : INSEE & Boursorama

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 11 janvier 2007.