Cabinet en gestion de patrimoine

Accueil Ouvrages Le cabinet JPMFG Contactez-nous Sites recommandés

La Lettre n°44 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion

- Semaine n°02/2007 -  

- LES PORTEFEUILLES-TITRES DE JPMFG POUR 2006 : L’HEURE DU BILAN -

 

              A travers l’indice phare du CAC 40, la bourse de Paris affiche un gain de +16,78% au titre de l’année 2006. Toutes celles et ceux qui sont rompus au suivi des valeurs mobilières savent qu’il s’agit là d’une moyenne. Cela signifie que des valeurs ont affiché des taux de progression supérieurs à l’indice, pendant que d’autres l’ont sous performé.

               Au début de l’année dernière, le cabinet avait décidé de mettre en ligne trois portefeuilles de valeurs mobilières :

-        un portefeuille « sécurité » qui affiche une progression de +12,91% ;

-        un portefeuille « équilibré » qui affiche une progression de +7,44% ;

-        un portefeuille « dynamique » qui affiche une progression de +28,17% ;

-        l’ensemble des valeurs affiche une progression de +19,54% (cf le tableau général 2006)

              Nous avions retenu volontairement la formule « statique » par opposition à la formule « dynamique ». Pour l’année 2007, c’est cette dernière option que nous utiliserons. Elle présente l’avantage d’être plus lisible et plus réactive.

              Quand on observe l’ensemble des valeurs qui avaient été mises en ligne au début de l’année dernière, on remarque que la diversification était à la fois sectorielle et qu’elle comportait des valeurs de fond de portefeuille et de croissance. Certaines d’entre elles avaient été retenues pour « jouer » certains indices.

              C’est ainsi que l’on trouvait dans ces différents portefeuilles, des valeurs industrielles telles que l’Air Liquide, Peugeot, Schneider Electric, des technologiques avec Safran, Alcatel-Lucent, ST Micro, des bancaires et des assureurs avec Agf, Axa, BnpParibas, des grandes capitalisations boursières telles que Total, Sanofi-Aventis, enfin le luxe avec L’Oréal, Barbarabui… Les variations ont été parfois sensibles à l’intérieur de ce panier de valeurs : +132,83% pour Nexans, le leader dans les câbles sous-marins et +113,86% pour la Compagnie Générale de Géophysique. A l’inverse, on note jusqu’à -19,13% pour le groupe européen EADS et -18,54% pour Thomson. Pour l’ensemble de ces valeurs (29), alors que 41% d’entre elles affichent une performance supérieure à 15%, 45% d’entre elles affichent des performances individuelles négatives. Enfin, 66% des valeurs qui composent ces trois différents portefeuilles ont connu une progression positive.

              Cette présentation est intéressante à plusieurs titres.

              Elle montre tout d’abord que des différences particulièrement sensibles caractérisent souvent un portefeuille de valeurs mobilières diversifiées, de –19,13% (EADS) à +132,83% (Nexans). Ensuite, la cotation sur les marchés traduit toujours assez fidèlement la santé d’une entreprise, que cette dernière soit sur un marché porteur, ait un management que qualité (Agf, Air Liquide, Barbarabui, BnpParibas, Danone, Géophysique, Nexans…) ou, qu’à l’inverse, elle soit dans une situation délicate par rapport à son marché ou à son management (Sanofi-Aventis, EADS, Safran, Thalès, Thomson…). Enfin, suivre un portefeuille de valeurs mobilières en « direct » implique toujours une bonne dose d’anticipation et de réactivité. L’analyse de l’évolution du cours d’une valeur mobilière est le plus souvent le reflet d’un environnement donné.

              Deux valeurs, parmi d’autres, traduisent dans leur niveau de prix des incertitudes : Sanofi-Aventis avec la commercialisation aux Etats Unis du deuxième médicament le plus vendu au monde le Plavix, un anti-coagulant concurrencé par un générique l’Apotex qui, depuis son lancement sur le marché au mois d’août dernier, a conquis près de 85% du marché. C’est une des principales raisons pour lesquelles le titre en sous-évalué de près de 20%. Une autre valeur a connu un parcours chaotique depuis le courant de l’année dernière Safran, autant pour des questions de management que pour un manque de lisibilité sur les choix sectoriels du groupe, avec l’avenir de sa branche téléphonie. A ces deux exemples, on pourrait y ajouter ceux de Thomson, d’Alcatel jusqu’à sa fusion avec Lucent, de Thalès, et de Technip. La qualité du management et la lisibilité du secteur sur lequel évolue le groupe, se retrouve toujours dans la valeur d’une entreprise : Agf, l’Air Liquide, BnpParibas, Bouygues, Danone, Lafarge, l’Oréal, Pernod-Ricard…

              Au cours des prochains mois, nous aurons l’occasion de revenir sur cette passionnante question.

              Merci à tous nos internautes, de plus en plus nombreux au fil des mois. Merci pour la confiance qu’ils nous témoignent en visitant régulièrement le site de JPMFG, qu’ils s’agissent majoritairement d’étudiants ou d’actifs soucieux, chacun en ce qui les concerne, de s’informer ou de parfaire leurs connaissances dans les domaines passionnants que sont l’économie et les finances, qu’elles soient privées ou publiques. Soyez assurés que JPMFG s’attachera à performer les informations qui figurent sur son site et ceux du groupe auquel il est rattaché (www.monteil.biz). Ce dernier est composé de sites de thématiques diverses : le domaine technologique (les LEDs et le nucléaire), l’histoire (www.histoire-fr.com et www.egypte-ancienne.fr et l'éducation avec "passe ton bac".

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

 

Rédaction, le 11 janvier 2007