La Lettre n°45 de Jean-Pierre
Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°03/2007 -
Politique de taux des banques centrales :
un choix difficile entre croissance et inflation
Cette décision est
inquiétante car elle est
l’expression de l’inquiétude
qui habite les responsables
de la banque centrale
d’Angleterre. Depuis
plusieurs mois en effet, des
signes persistants montrent
que l’inflation s’est
durablement installée
au-dessus de 2%. La hausse
des prix a atteint au mois
de novembre 2,7% sur un an.
Il faut se référer au mois
de juillet 2001, c’est à
dire quelques semaines avant
les tragiques évènements du
11 septembre, pour retrouver
un taux aussi élevé. En
décidant l’augmentation de
son taux d’intérêt
directeur,
Au Royaume Uni, plus encore
qu’ailleurs, la politique
des taux de la banque
centrale a un effet toujours
très rapidement lisible dans
le domaine de l’immobilier,
car les prêts sont
révisables. La traduction
d’une augmentation des taux,
comme celle d’une baisse,
est immédiate pour
l’emprunteur comme pour … le
créancier, c’est à dire
l’ensemble du secteur
bancaire qui soutient le
marché des « mortgages »
immobiliers.
En prenant appui sur
cette dernière augmentation
du taux de base de
Nous devons reconnaître que
cette situation est sans
précédent, tour à tour
endogène et exogène à
l’action économique et à ses
très nombreuses
conséquences. Dans cette
perspective, il est toujours
très intéressant de se
reporter aux conférences de
presse qui accompagnent
chacune des décisions des
banques centrales en terme
de taux. Une des précédentes
Lettres consacrées à
L’autorité dont jouissent
depuis quelques années les
responsables des grandes
banques centrales est
incontestable. C’est peut
être aussi la raison pour
laquelle les différents
responsables politiques font
assez souvent preuve de
réserve quand ils évoquent
légitimement la difficile
question de la politique des
taux qui est conduite par
les responsables des banques
centrales. Demain, comme
aujourd’hui, cette dernière
et le risque inflationniste
qui lui est sous-jacent,
resteront une importante
préoccupation pour les
différents responsables
bancaires et politiques.
Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.
Achevée le 12 janvier 2007.