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La Lettre n°49 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°07&08/2007 -

Plan de capitalisation : euros ou unités de compte ? (1/2)

Partie 1
Partie 2

              Depuis quelques semaines maintenant, les compagnies d’assurance et les établissements financiers dévoilent, le taux de rendement qu’ils serviront, au titre de l’année 2006, sur leurs différents plans de capitalisation libellés en euro.

              Cette année encore, le rendement moyen des plans de capitalisation libellés en euro excède rarement le taux de 4,5%. Cela résulte de la baisse des taux directeurs qui est conduite par les principales banques centrales (FED – BCE – Banque du Japon – Banque d’Angleterre) depuis la fin des années 90 et qui a ét amplifié à deux reprises : à la suite de l’éclatement de la « bulle internet » au mois de mai 2000 et après les évènements du 11 septembre 2001. La remontée depuis près de 18 mois de ces mêmes taux directeurs, n’est pas encore suffisamment significative pour trouver déjà une traduction dans l’augmentation des intérêts qui sont servis sur les plans de capitalisation libellés en euros, au titre de l’année 2006. En revanche, si le mouvement de hausse des taux directeurs devait reprendre de manière significative et durable au cours des prochaines semestres, on assisterait d’abord à une stabilisation puis à une augmentation du rendement des placements obligataires 

              Je reste cependant prudent quant au fait que les marchés financiers internationaux pourraient s’engager dans une remontée significative des différents taux des principales devises internationales, dans un système d’ouverture sans cesse plus grand des différentes économies mondiales. Je pense qu’une des principales caractéristiques de la mondialisation, c’est précisément la proximité entre les différentes instances internationales. L’interdépendance qui prévaut entre les différents instituts d’émissions monétaires est bien trop importante pour que certains d’entre eux aient réellement la capacité d’agir seuls, en faisant abstraction de la position des autres. Il n’est que de remarquer la proximité qui prévaut entre la Fed et la Bce.

              La baisse de rendement des plans de capitalisation libellés en euros doit conduire les personnes qui en possèdent un, à effectuer un véritable choix en termes de gestion patrimoniale, par rapport à un placement en unités de comptes. Prendre la décision de placer son épargne sur un support en euros ou en unités de comptes, est un choix qui ne sera pas neutre au terme de la période d’épargne projetée initialement. Différents paramètres sont susceptibles d’engager l’épargnant dans l’une ou l’autre de ces deux directions : son âge, son(ses) objectif(s) patrimonial(aux), son degré d’aversion au risque, sa situation de famille, son environnement professionnel… Si deux personnes, âgées successivement de 35 et 55 ans, décident de souscrire l’une et l’autre un plan de capitalisation avec un versement initial de 25 000 euros (net de frais), l’épargne obtenue au terme d’une durée de placement de 20 ans sera différente pour chacun des deux épargnants, selon que l’épargne initiale de l’un sera libellée en euros et celle de l’autre en unités de compte et en euros.

              Supposons que l’épargnant âgé de 35 ans décide de cantonner 30% de son épargne initiale (nette de frais) en unités de compte et que le rendement moyen de ce même support s’établisse à 8% l’an. Le résultat sera le suivant : 

Epargnant n°1 (35 ans) :

Epargnant n°2 (55 ans) :

              Ainsi, la différence s’établirait à 18 524,00 euros (73 302 – 54 778), soit un delta de 74,00% par rapport au versement initial de 25 000,00 euros. Même si les performances passées ne sauraient augurer en rien celles des placements futurs, la différence est ici suffisamment éloquente pour inviter l’épargnant à être particulièrement attentif avant d’arrêter telle ou telle démarche patrimoniale.  

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 20 février 2007.