Cabinet en gestion de patrimoine

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La Lettre n°5 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°37-38/2005 -

Si l’on parlait de patrimoine… suite (3/3)... et fin

Patrimoine - Introduction
Bilan patrimonial
Objectifs et composantes susceptibles de caractériser un patrimoine

              En écrivant qu’un patrimoine était comparable à un champs planté d’arbres fruitiers, nous avons rappelé un principe simple mais trop de fois vérifié par les professionnels de la gestion : l’importance du suivi.

              Avant de parler du contenu d’un patrimoine, il convient tout d’abord d’en évoquer son contenant. Il est synonyme de deux questions : quel(s) objectif(s) pour quelle composante(s) ? Il ne sert à rien de construire une quelconque approche patrimoniale pour un prospect, s’il n’a pas été invité à exprimer à son conseiller son ou ses objectifs, en un mot, quel avenir il projette pour l’ensemble de ses biens, meubles et immeubles. Un couple d’une trentaine d’année, ayant un revenu annuel cumulé de 100 000 euros et disposant d’un actif patrimonial net de 200 000 euros, aura des attentes différentes d’une personne de 50 ans, avec un revenu annuel de 35 000 euros et disposant d’un actif patrimonial de 100 000 euros. Enfin, les objectifs patrimoniaux d’une personne célibataire âgée de moins de 70 ans et sans héritier désigné, seront bien différents de ceux d’une personne veuve âgée de 80 ans, en présence d’héritiers désignés, pour un patrimoine de 500 000 euros chacune.

              Cette courte énumération de quelques cas-type nous montre, si besoin en était, que chaque titulaire de patrimoine est unique. Des comparaisons existes mais elles ne doivent pas être la règle en terme de suivi patrimonial.

              Notre objectif n’est pas de présenter toutes les combinaisons possibles qui pourraient exister dans ce domaine, sauf à être les découvreurs de l’algorithme qui l’autorise. Nous réservons à nos étudiants les études de cas plus spécifiques, par le détail.

              Un certain nombre de règles sont le plus souvent observées. Pour notre part, nous veillons à ce que soient appliqués le principe des trois tiers : un premier en valeurs immobilières (y compris les foncières) ; un deuxième en valeurs mobilières ; un dernier cantonné en assurance-vie avec une répartition spécifique qui sera toujours fonction de l’objectif patrimonial du client. Quant aux 10% restant, ils peuvent être constitués par des oeuvres d’art et des valeurs or (métal ou titres).

              Une autre règle qui est récurrente en matière de suivi patrimonial et que nous avons évoquée en supra : après un « fine tuning », une répartition harmonieuse des différentes composantes, s’impose un suivi personnalisé et régulier de l’ensemble des éléments qui composent le patrimoine. Il est absolument inutile de surveiller l’évolution d’un portefeuille de valeurs immobilières, si l’on ne désintéresse de l’actif immobilier, au prétexte qu’il ne peut pas de dévaloriser. Faut-il le rappeler, même en phase de valorisation forte de ce secteur, comme cela est le cas depuis quelques années maintenant, certains biens immobiliers sont restés à l’écart de cet accroissement de valeur, parce qu’ils sont situés dans des secteurs géographiques moins prisés ou bien parce qu’ils n’ont pas fait l’objet d’indispensables travaux d’entretien et ce depuis un certain nombre d’années. De la même manière, il faudra éviter d’effectuer un versement unique sur un plan de capitalisation, dont aura choisi une répartition en unités de compte, et se borner à recevoir un relevé de situation annuel ! Bien d’autres règles encore contribuent à une gestion harmonieuse d’un patrimoine.

              Ainsi, selon que le suivi sera effectif ou non, l’évolution de l’actif en sera considérablement influencée. La difficulté est de bénéficier d’un suivi personnel et régulier de la part de son gestionnaire, au terme d’un premier entretien individuel qui aura permis d’établir un bilan patrimonial personnel.

              L’expérience professionnelle nous montre, au quotidien, que le simple respect de ces quelques règles de bon sens éviterait que ne soient vécues bien des situations particulièrement difficiles de la part de certains clients. Parfois, elles sont tout simplement dramatiques, lorsqu’elles se traduisent par des pertes de valeurs particulièrement conséquentes.

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 10 septembre 2005