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La Lettre n°50 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°09/2007 -

Plan de capitalisation : euros ou unités de compte ? (2/2)

Partie 1
Partie 2

              Depuis plusieurs années maintenant, les sociétés d’assurance et les banques proposent leur clientèle des plans de capitalisation libellés en UC (Unités de Compte). Cela ne représente pas seulement une nouvelle offre pour l’ensemble des épargnants. C’est un grand changement qui est intervenu dans le domaine de l’assurance des personnes. Les conséquences induites ont été nombreuses et se sont révélées sensibles dans le cadre de l’approche patrimoniale globale de tous les patrimoines qui en possèdent.

              C’est au début des ann��es 2000 que sont apparus les premiers plans de capitalisation qui offraient leurs bénéficiaires la possibilité dorienter tout ou partie de leur épargne capitalisée, sur différents supports composés de valeurs boursières. C’est ce que l’on appelle les UC (Unités de Compte). Le titulaire de ce nouveau plan de capitalisation peuvent acquérir des actions et ou des obligations, par le biais de fonds qui constitués par les responsables des sociétés d’assurance et des banques. La mise sur le marché de ces nouveaux plans de capitalisation a constituée une véritable révolution dans le monde de l’assurance vie, jusque là synonyme de placements sécurisés sur de longues périodes, le plus souvent viagères. Si c’est encore le cas pour la plupart des contrats d’assurance vie, cela l’est de moins en moins pour celles et ceux qui ont décidé d’orienter tout ou partie de leur épargne de manière plus active, plus dynamique. Ces nouveaux contrats de capitalisations contribuent à donner une orientation nouvelle à l’épargne, sensiblement différente de celle qui prévalait jusque là.

              La principale caractéristique des contrats de capitalisation libellés en UC, réside dans le fait que la part de capital ainsi cantonnée est soumise directement aux aléas des marchés financiers. Cela conduit à une spécificité qui doit absolument être comprise avant d’être acceptée de la part de celles et ceux qui possèdent ce type de contrat, le risque étant de pouvoir perdre tout ou partie de la part d’épargne qui aura été libellée en UC. Le contraire est vrai en cas de progression sensible des marchés financiers. Mais nous savons tous qu’il est plus facile �� un épargnant d’accepter des gains que des pertes ! C’est la raison pour laquelle la prudence s’impose aux assurés, y compris à ceux qui manifestent un goût prononcé pour le risque dans le domaine financier 

              Les représentants des sociétés d’assurance, des banques ainsi que les gestionnaires privés de patrimoines connaissent cette spécificité qui, depuis quelques années maintenant, caractérise les placements effectués dans le cadre de l’assurance vie. Les professionnels de la finance ont pu mesurer concrètement auprès de leur clientèle les conséquences de ce que l’on a appelé « l’éclatement de la bulle internet ». Ils ont tous mesuré les effets produits sur les contrats d’assurance vie, dont une partie de l’épargne constituée avait été libellée en UC.

              La gestion d’une épargne libellée en euros est fondamentalement différente d’une épargne libellée en UC, fût-ce de manière partielle. Dans le premier cas, il y a accroissement progressif de l’épargne dans le temps alors que dans le second, c’est la variation des marchés financiers qui dicte l’évolution de cette même épargne.

              En dépit du fait que la part libellée en euros des plans de capitalisation est en baisse constante depuis plusieurs années (rémunération 2006 des contrats de capitalisation en euros comprise entre 3,5 et 4,5%), les professionnels de l’assurance vie, comme les titulaires de contrats eux-mêmes, doivent adopter un certains nombre de précautions avant de décider d’orienter, de quelque manière que ce soit, l’épargne constituée.

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 27 février 2007.