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La Lettre n°52 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°11/2007 -

Interconnexion des économies et croissance mondiale

              Pas une journée ne se passe sans que la question de la croissance mondiale pour l’année 2007 ne soit posée, que ce soit par des responsables politiques gouvernementaux, par des économistes, des chefs d’entreprises ou, tout simplement, par des citoyens eux-mêmes.

              La récurrence de cette question montre le degré de sensibilité de l’ensemble des acteurs de  la vie économique. Aujourd’hui, plus aucun responsable économique, politique ou financier ne peut se permettre d’ignorer l’importance que revêt que cette question. Le dénominateur commun est le phénomène de mondialisation qui, chaque jour davantage, caractérise le fonctionnement de l’économie de la planète. L’interconnexion des différents circuits est telle que les grandes zones économiques sont chaque jour plus interdépendantes les unes par rapport aux autres. Certes et parce qu’elle est leader, l’économie des Etats Unis donne « le tempo » au fonctionnement des autres principales économies mondiales. Pour autant qu’elle soit puissante, elle ne peut pas ignorer ce qui se passe ailleurs dans le monde. L’émergence de la Chine, de l’Inde et du Brésil, conduit à une intégration de plus en plus visible de ces économies dans le schéma économique mondial. Cette situation accentue le phénomène de la mondialisation.

              Ainsi, jour après jour, on observe l’émergence de quelques larges zones monde qui, à l’horizon de la seconde moitié du 21ème siècle, constitueront les contours de la nouvelle organisation du monde nouveau, qui est né au cours des dernières décennies du siècle précédent.

              Rappelons qu’au cours du mois de janvier dernier, une importante réunion internationale s’est déroulée à Cébu, aux Philippines. Le but de cette rencontre était double : réunir les différents pays membres de l’ASEAN (Association des nations d’Asie du Sud Est Asiatique) et permettre le déroulement du 2ème sommet de l’Asie Orientale. Aux pays membres de l’ASEAN (a), s’étaient joints les représentants de six autres pays, partenaires privilégiés de l’ASEAN : l’Australie, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, le Japon et la Nouvelle Zélande. Le programme de la conférence, qui a eu lieu après que se soit déroulée la conférence de l’ASEAN, s’est articulé autour de trois axes de travail : la création d’un marché commun, la lutte contre le terrorisme et l’instauration d’une Charte unitaire. Si besoin était, nous avons la démonstration que non seulement c’est une zone géographique qui représente un poids économique de plus en plus significatif mais surtout, que ses différents responsables politiques et économiques sont aujourd’hui des acteurs particulièrement engagés, dans un processus qui vise à favoriser et à accompagner l’émergence d’une large et importante zone d’activité économique et financière mondiale.

              Les différents exécutifs européens, bien plus encore que les responsables économiques et financiers qui le vivent au quotidien, doivent avoir pleinement conscience du caractère inédit de cette situation, au risque que l’Union Européenne connaisse demain un affaiblissement, donc une perte d’influence et une diminution de sa compétitivité, par rapport aux deux autres grandes zones que représentent les Etats Unis et l’Asie.

              C’est à l’aide de ces données nouvelles qu’est entrain de se construire l’environnement économique international qui prévaudra au cours des prochaines décennies. Il conditionnera à son tour la croissance de l’économie internationale et donc celle de chacun de nos pays.

(a)  La Birmanie, le Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.   

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 12 mars 2007.