La Lettre n°58 de Jean-Pierre
Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°20/2007 -
Quel environnement politique international pour le président Sarkozy
?
(2/2)
Depuis les dernières
décennies du 2ème
millénaire, l’humanité tout
entière est entrée dans un
monde nouveau qui, soyons en
persuadés, sera totalement
différent de celui qui a
prévalu au cours de ces cinq
derniers siècles.
Les historiens sont là pour
nous rappeler que l’histoire
est un chemin sur lequel les
hommes avancent sans
discontinuer depuis leur
premier jour. La seule chose
dont nous sommes certains,
c’est quil continuera à en
être ainsi jusqu’au dernier
jour, quand prendra fin
notre présence sur la terre.
L’histoire des hommes est
ainsi marquée par de très
nombreux évènements qui ont
la fois façonné et
structuré son quotidien. Si
l’histoire est avant tout le
rappel de ce long
cheminement de l’humanité
depuis ses premiers débuts,
elle a la privilège de nous
expliquer quand, comment et
pourquoi ces moments
importants se sont déroulés.
C’est en me plaçant dans le
prolongement de tous ces
millénaires passés, que je
crois véritablement que nous
avons le privilège de vivre
aujourd’hui, le début du
changement de
l’environnement politique
international, qui marquera
définitivement l’histoire du
monde de demain. C’est pour
cela que je crois que les
hommes et les femmes qui
exercent aujourd’hui, comme
ceux qui exerceront demain,
des responsabilités
exécutives significatives,
auront une influence sur le
déroulement de l’histoire du
monde, puisqu’ils auront à
en définir son architecture
future (a).
Si l’on compare aujourd’hui
l’action quotidienne des
exécutifs des principales
puissances développées dans
le monde à ce qu’elle était
au cours des dernières
décennies du 20ème
siècle, le contraste est
saisissant. Par delà
l’évolution normale des
relations humaines et
sociales, on constate que
les raisons qui sont à
l’origine du profond
bouleversement actuel de
l’ordre mondial sont à la
fois multiples et diverses.
Parmi elles, figurent en
bonne position l’accès à la
culture et à la connaissance
d’un nombre croissant
d’hommes et de femmes,
l’ouverture des frontières
et le développement
exponentiel induit du
commerce mondial, le progrès
scientifique sous toutes ses
formes, les transferts de
populations, l’accroissement
et la concentration des
richesses produites… Un mot
qualifie désormais de
manière récurrente cette
large et profonde mutation :
la mondialisation. Que nous
soyons pour ou que nous
soyons contre, nous devons
admettre qu’il s’agit d’une
situation qui traduit une
réalité incontestable qui,
de longues années durant,
caractérisera l’ensemble des
relations internationales.
L’émergence du monde nouveau
qui est entrain de naître
sous nos yeux fait
légitimement peur à certains
d’entre nous, parce qu’elle
a été brutale, universelle
et irréversible. Ce sont
certainement ces trois
derniers aspects qui
entraînent le plus
d’interrogations et de
craintes.
C’est pourquoi je crois
que ce qui risque de
caractériser véritablement
l’action du nouveau
président, ce sera de devoir
accompagner la montée en
puissance de la
mondialisation en l’adaptant
à la société française. Je
pense même que c’est pour
l’essentiel sur cette
question, que les électeurs
français jugeront de
l’efficacité de son action
politique, tant en terme de
politique intérieure qu’au
plan des relations
extérieures. La politique
étrangère occupera une place
particulièrement
significative sur l’agenda
quotidien du président
français.
Enfin, c’est la raison pour
laquelle je crois que le
challenge du Président
Sarkozy est d’autant plus
passionnant qu’il intervient
à une époque charnière pour
l’avenir du pays. Il sera
d’autant plus noble qu’il
aura l’ambition de définir
une nouvelle place de
Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.
Achevée le 26 mai 2007.