La Lettre n°68 de Jean-Pierre
Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°34/2007 -
Réforme fiscale et assurance-vie
La banque centrale chinoise,
qui vient de procéder à un
relèvement de ses taux
directeurs pour la cinquième
fois en moins de 18 mois, a
pris aussi un certain nombre
de mesures pour tenter de
prévenir une surchauffe de
l'économie et la
constitution d'une
éventuelle bulle financière
qui représenterait un risque
considérable pour
Si les responsables de la
banque centrale Chinoise
font preuve d’autant de
vigilance sur les questions
monétaires, c’est parce
qu’ils mesurent pleinement
les conséquences dramatiques
que ne manqueraient pas
d’entraîner un laxisme de
leur part en la matière.
Outre les conséquences en
terme de politique
intérieure, l’onde de choc
financière se propagerait
très rapidement au reste de
la planète, notamment aux
Etats Unis et à l’Europe.
C’est le cinquième
intervention des
responsables de la banque
centrale chinoise depuis le
27 avril 2006. Ils ont
relevé le montant des
réserves obligatoires des
banques à huit reprises
depuis le mois de juin 2006,
afin d'endiguer le boom du
crédit. "Ce nouvel
ajustement des taux
d'intérêt contribuera à
rendre la croissance du
crédit et de
l'investissement plus
raisonnables, à ajuster et à
stabiliser les anticipations
d'inflation et à maintenir
la stabilité de base du
niveau général des prix", a
déclaré un responsable de la
banque centrale chinoise. A
noter que le rendement réel
des dépôts en Chine reste
négatif, puisque le taux
d’inflation reste inférieur
à celui de la rémunération
des dépôts bancaires. Cette
situation est de nature
délicate, car en incitant
les ménages chinois qui sont
en capacité de le faire à
consommer, elle nourrit la
croissance intérieure et
donc elle accroît
« mécaniquement » les
risques d’une surchauffe de
l’économie… ce que redoutent
précisément les responsables
chinois ! Il faut cependant
rappeler qu’avec un taux de
16%, la consommation
intérieure chinoise n’a pour
l’heure qu’un effet
relativement limité sur la
croissance économique du
pays.
Quand l’on songe que la
bourse de Shanghai a
progressé de 250% depuis le
début de cette année, on
comprend et on mesure le
risque de surchauffe
qu’encourt l’économie
chinoise à moyen terme. Les
autorités monétaires ont
réduit très
significativement le taux
d’imposition des intérêts,
en le ramenant à 5 contre
20% auparavant. Cette
mesure, qui restera limitée
dans le temps, prévaudra
jusqu’au 15 août prochain.
Le taux d’intérêt des dépôts
à vue a été porté quant à
lui, de 0,72 à 0,81%. Au
début de ce mois de juillet,
les coffres forts de
Si l’économie chinoise
devait continuer sur ce
rythme jusqu’en 2028-2033,
elle rejoindrait alors celle
des Etats Unis, à condition
que se maintienne le même
différentiel en terme de
croissance du PIB. Cette
hypothèse peu réaliste, a
toutefois le mérite de
rappeler au reste du monde
ce qu’est et ce que
continuera à être, au moins
pendant un certain nombre
d’années encore, la
croissance de l’économie
chinoise. Si l’on ajoute à
cette hypothèse la
croissance de la première
puissance du monde en terme
de population qu’est l’Inde,
on mesure le déséquilibre
économique, financier et
donc politique qui
caractérisera le monde
nouveau qui est entrain de
naître sous nos yeux qui
remplacera celui dans lequel
nous avons grandi et qui est
né au petit matin du
vendredi 12 octobre 1492,
conjointement grâce à
l’esprit d’aventure et à la
capacité de projection d’une
Reine et d’un navigateur
(3).
(1)
Source : Reuters.
(2)
Source : Banque de Chine /
Expansion.com.
(3)
France : une ambition pour
un monde nouveau. Editions
La compagnie littéraire.
Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.
Rédaction, le 21 juillet 2007.
Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.
Achevée le 21 juillet 2007.