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La Lettre n°71 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°37/2007 -

L'impérieuse nécessité de la rupture pour la France ?

              La dernière campagne présidentielle française aura été l’occasion d’évoquer, par le plus grand nombre de ses habitants, l’importante question de l’avenir de la France dans le monde qui est entrain de se dessiner et qui atteindra le début de sa plénitude à l’horizon du milieu de ce siècle.

               Depuis l’élection du Président Nicolas Sarkozy, au mois de mai dernier, l’actualité politique française reprend quotidiennement ce thème, au risque de déranger un certain nombre de nos concitoyens, y compris parmi un grand nombre de responsables politiques locaux, régionaux et nationaux. Le Président est pleinement dans son rôle lorsqu’il choisit de parler de « rupture » pour la France car, n’en déplaise à ses opposants, cette question est devenue aujourd’hui une nécessité absolue et vitale pour l’avenir de la nation Française, si elle veut continuer à mériter la place qu’elle occupe, avec quelques autres, sur l’échiquier international. La rupture doit s’entendre de deux manières : au plan de la politique intérieure et au plan de la politique extérieure. Si ces deux aspects sont à priori différents l’un de l’autre, ils ont ensemble un important point commun qui suffit à expliquer et à justifier la nécessaire convergence des réformes voulues et portées par le Président : réfléchir à la place qu’occupera la France dans l’architecture du monde nouveau qui existera demain et qui guère de ressemblance avec celui qui a prévalu jusqu’au cours des dernières décennies du 20ème siècle.

              Au mot rupture, nous préférons celui de réinventer, car le défi que la France, comme le reste de l’humanité, va devoir relever, c’est répondre à la totale redistribution de cartes qui a commencé à s’opérer à la surface du globe et qui donnera naissance à une nouvelle et irréversible organisation du monde, à l’instar de ce qui s’est produit à quatre reprises depuis le début de l’humanité, avec l’émergence successive de :

               L’analyse du Président est pertinente à deux titres : la mondialisation conduira à une nouvelle et profonde réorganisation du monde et la France doit rapidement tout mettre en œuvre pour l’accompagner, voire la précéder. Si l’on ajoute à cela le fait que la France accuse dés à présent un retard sensible dans l’adaptation de ses structures politiques, économiques, sociales et culturelles, ont comprend mieux pourquoi il est aujourd’hui urgent de réinventer une nouvelle et profonde organisation de la France, à la hauteur de l’immense défi planétaire auquel elle est confrontée.

               La démarche qu’a entamé le Président est non seulement gigantesque mais passionnante, puisqu’elle conditionnera l’avenir du pays au-delà du 21ème siècle. C’est aussi une des raisons pour lesquelles la rupture, hier voulue et aujourd’hui mise en œuvre par le Président Sarkozy, sera difficile à mettre en œuvre parce que, pour réussir, elle devra être pédagogique, puisqu’elle s’adresse à tous. Enfin, elle présente une autre caractéristique, tout aussi difficile à mettre œuvre : s’inscrire dans la continuité au cours des décennies avenir.

 

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 14 septembre 2007.