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La Lettre n°8 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°43&44/2005 -

Incontournable assurance-vie...

Présentation
Incontournable
Quel avenir (1/2)
Quel avenir (2/2)
Baisse dans la collecte des contrats d'assurance vie

              Si l’assurance-vie occupe aujourd’hui une place incontournable dans notre vie quotidienne, elle le doit à plusieurs raisons. Nous pouvons en retenir au moins trois :

              1/ L’économie de l’assurance :

              Limpact du secteur de l’assurance dans le fonctionnement de nos économies est aujourd’hui particulièrement significatif. En 2004, les cotisations des assurances de personnes (+14%) ont généré un produit total de 117,6 milliards d’euros. Ces chiffres témoignent d’un réel dynamisme du secteur. L’importance de ces chiffres montre, s’il en était, que le secteur de l’assurance occupe une place grandissante dans le paysage économique des nations développées. Son implication grandissante dans les domaines de la capitalisation et de la santé en sont deux très importants paramètres. Au cours des dix dernières années (1995-2004), la collecte nette (cotisations moins prestations) a atteint 375 milliards d’euros. Au deuxième trimestre 2005, le PIB de la France s’est élevé à 421 milliards d’euros !

              2/ Les assurances de personnes :

              Si elle connaît une croissance soutenue depuis quelques années, c’est avant toute chose parce qu’elle concourt à la satisfaction d’une demande de la part des assurés. En 2004, les assurances en cas de vie et les bons de capitalisation, ont représenté un montant total de cotisations de 105,2 milliards d’euros (+14%), dont 86,4 milliards en supports d’euros. Les assurances en cas de décès, de maladie ou d’accident ont généré un total de 12,4 milliards d’euros (+11%) – (Source : ffsa).

              Le PERP (Plan Epargne Retraite Populaire) a vu le jour au cours de l’année 2003. La loi du 21 août permet à chaque personne qui le souhaite, d’en souscrire un. Il se caractérise par la sortie exclusive en rente, au terme de la période d’épargne. Au 31 décembre 2004, 1 270 000 contrats PERP avaient été souscrits (source : ffsa). Le PERP se différencie du contrat de capitalisation par le fait que les cotisations sont régulières, alors que pour le précédent, les versements sont libres et, parfois, uniques. C’est une formule qui se différencie du contrat de capitalisation ; c’est aussi ce qui en fait son particularisme, voulu par le législateur.

              3/ Les encours de l’assurance vie :

              Ce sont des sommes particulièrement élevées. De nos jours, ils représentent le tiers du patrimoine financier des ménages (hors actions non cotées) – (Source : Ministère des Finances). C’est l’évolution des marchés actions qui ont conduit les responsables des sociétés d’assurance et des mutuelles, à mettre en place les premiers contrats en unités de compte, au milieu des années 80.

              L’encours des contrats d’assurance vie et de capitalisation (provisions + participations aux bénéfices) s’élevait au 31 décembre 2004 à 859 milliards d’euros. Le montant total des intérêts qui ont été versés pour l’ensemble des contrats d’assurance vie a représenté 27 milliards d’euros – (Source : ffsa). Dans ces conditions, il est normal que l’évolution des marchés boursiers influe directement les versements sur les supports en unités de compte.

              Désormais, l’assurance vie occupe une place à part entière aux côtés des deux autres sphères patrimoniales que sont les valeurs mobilières et immobilières. Une structuration patrimoniale dynamique s’inspire de ce schéma actuel. Cependant, l’expérience professionnelle nous enseigne que bien des actifs familiaux sont trop souvent encore mono produit. Gageons que l’information et la culture financières parviennent, un jour, à réparer ce dysfonctionnement.

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 27 octobre 2005.